Le blog des artisans du bien être

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tao attitude fait sa Nuit Blanche

Soleil Retrouvez-nous le 06 octobre (12h-minuit) et le 07 octobre (11h-19h) pour un événement organisé par "J'veux du soleil". Vous découvrirez de jeunes artistes (photo, peinture, sculpture) et des créateurs (bijoux, déco, mode). Nous proposons un stand "bien-être" avec du massage assis et des produits naturels.  Avec nous aussi, des artisans "commerce solidaire". Cet événement sera ponctué d'animations litéraires (organisé par les éditions du Revif) et musicale avec le groupe Molow.

L'événement se teindra dans les locaux du Secours Populaire, 6 passage Ramey, 75018 Paris. Entrée Gratuite ! Venez nombreux ! Plus d'information? Envoyez vos questions par e-mail à aude@tao-attitude.com

"Vivez Nature" Rentrée 2007

Vivez_nature Le rendez-vous incontournable de l'agriculture biologique et des produits au naturel vous accueillera une nouvelle fois, cette automne, à la Cité des Sciences et de l'industrie, à Paris La Villette. Vous pourrez ainsi dialoguer et pourquoi pas acheter aux exposants présents du 27 septembre au 01 octobre 2007.

Pour recevoir une invitation gratuite envoyez nous par e-mail votre nom, prénom et adresse postale à aude@tao-attitude.com

Algues : le dynamisme cosmétique breton

Cosmetics_algae Une filière de cosmétiques à base d'algues est présente en Finistère. Elle choisit souvent de travailler à façon sur un marché international. Daniel Jouvence, Yves Rocher. Il existe en Bretagne une filière de cosmétiques bleus, internationale. En Finistère, de nombreuses PME et TPE ont pris pour appui l'émergence des spas et des thalassothérapies. L'utilisation d'actifs marins s'est progressivement démocratisée.

Fabrication à façon

Lessonia à Saint-Thonan, Technature à Landerneau ont fait le choix d'une stratégie de production à façon. Car faire vivre une marque coûte cher, surtout face aux puissants mondiaux du secteur. Clarins, Yves, Rocher, Guinot, Nuxe, Caudalie, viennent puiser des compétences en Finistère. « Souvent, les grandes sociétés ont des difficultés à avancer avec rapidité. Nous leur proposons des solutions très spécialisées », souligne Christophe Winckler, cofondateur de Lessonia spécialisée dans le sourcing d'algues et de plantes rares. Elles sont ensuite broyées et intégrées aux produits cosmétiques. Lessonia appartient en partie à la société Technature de Dirinon (50 salariés), qui travaille également à façon. Cette société fondée par Philippe Le Fur, fabrique des masques de visage et enveloppes corporels à base d'alginates pour les grandes marques de la beauté en instituts.

Sciences et mer, Algotherm

D'autres se sont risqués à créer leur marque. C'est le cas de Sciences et Mer au Relecq-Kerhuon (70 salariés). Créée il y a une vingtaine d'années par Christine Bodeau-Bellion ingénieur chimiste, l'entreprise a déposé récemment un brevet sur un actif anti-âge tiré d'une algue marine. Fruit d'une collaboration de plusieurs années avec un laboratoire brestois de l'Université de Bretagne Ouest, le Lebham, spécialisé en biotechnologies et algues marines, ce brevet a permis de créer la marque "Algoane" destinée à l'export. Dans l'Hexagone, l'entreprise continue le travail à façon pour les spa et thalassothérapies. C'est aussi le créneau de la société Algotherm (45 salariés) de Landerneau rachetée dans les années 60 par le groupe Batteur de Caen, spécialisé dans les produits pharmaceutiques (620 salariés).

(c) Armelle Gegaden - Le Journal des Entreprises

Voir ici un dossier sur les algues et l'agroalimentaires.

Algues : au carrefour de nombreux marchés

Algues_masques_2 Agroalimentaire, cosmétiques, industrie pharmaceutique, agriculture, textile sont quelques-uns des secteurs d'activité à avoir recours aux algues. Filière traditionnelle du Finistère, l'algue est au carrefour de nombreux marchés. Suivant les secteurs d'activité, sa percée demeure variable et des efforts de recherches restent à réaliser. Mais sur de nombreuses niches, la haute technicité laisse l'espoir d'un développement futur. En cosmétique, le marché s'est élargi. En revanche, l'algue alimentaire peine à s'imposer dans les assiettes. Et la question de la durabilité de la ressource se pose alors que les industriels commencent à importer des algues d'Asie.

Margarines allégées, confiseries, préparations de sauces, crèmes glacées, nappages de pâtisseries, pansements pharmaceutiques, cosmétiques, pâtes alimentaires, empreintes dentaires, intrants agricoles... Les algues sont partout. Elles sont même utilisées dans le secteur du textile, pour fixer les impressions. Concentrée en Bretagne, cette filière traditionnelle du Finistère recouvre de nombreux métiers. La vague des cosmétiques marins occupe plus d'une centaine de PME dans la région. Utilisés par les spa et les thalassothérapies, les actifs marins se sont progressivement étendus au marché des particuliers. Des entreprises comme Sciences et Mer au Relecq-Kerhuon, Agrimer à Plouguerneau ou Lessonia à Landerneau collaborent ainsi avec de grands noms de la beauté français et étrangers.

Deux grands alginatiers en Finistère

C'est aussi en Finistère que l'on trouve les deux grands alginatiers français : Cargill à Lannilis et Danisco à Landerneau. À partir des laminaires, ils alimentent l'industrie en texturant et en épaississant. Car les "laminaria digitata" et "hyperboréa" que l'on trouve au fonds de la mer d'Iroise ont des vertus gélifiantes. Erick Marec directeur de Danisco évalue à 10 % la part de la production bretonne sur ce marché mondial de niche, pour l'agroalimentaire et l'industrie pharmaceutique.

40.000 à 70.000 tonnes

En Finistère, 48 bateaux goémoniers, les « scoubidous », entortillent les laminaires autour d'un crochet surmonté d'un bras hydraulique. Ils arpentent les côtes finistériennes et sillonnent l'archipel de Molène. Chaque année, 40.000 à 70.000 tonnes d'algues sont extraites. La période de pêche, de mai à octobre, donne lieu à d'intenses négociations entre les pêcheurs, les industriels et l'Ifremer chargée de contrôler la pérennité de la ressource.

Mer d'Iroise : les conditions favorables

Les professionnels ne sont pas les seuls à la ponctionner. La "cueillette sauvage" sur l'estran les jours de grande marée est encore usuelle. Les particuliers l'étendent dans leur jardin pour enrichir la terre. Des industriels comme Goëmar à Saint-Malo ou Agrimer à Plouguerneau se sont inspirés de cette recette de grand-mère très ancienne pour créer des biostimulants foliaires à base d'algues. Ils servent à fabriquer des engrais liquides pulvérisés par exemple sur les arbres fruitiers ou les vignes. Leur absorption aide les plantes à lutter contre le stress des variations de température. C'est justement ce stress généré par le marnage, les courants et la loupe d'eau froide en mer d'Iroise qui fait la richesse de l'algue en Bretagne. On évalue à 800 le nombre d'espèces sur les côtes bretonnes. Une partie des entreprises finistérienne a recours à des courtiers, ces particuliers en général à la retraite, chargés de trouver « les bons coins ».

De plus en plus d'importation

Mais certaines sociétés se plaignent de la raréfaction de la ressource. Notamment dans l'algue alimentaire. La question de l'algoculture commence à faire surface. Qualité, prix, quantité, incitent les industriels à importer des algues de Chine et du Japon. La filière asiatique n'a rien de comparable avec la nôtre. Même si la qualité, notamment des algues chinoises est variable. « En France, l'algue est à l'âge de pierre », estime Christine Le Tennier, directrice de Globe Export à Rosporden, l'une des pionnières de l'algue alimentaire en France. « Au Japon, il est courant de faire des repas entier avec des algues ». Malgré sa richesse nutritive, celle-ci peine à s'imposer dans les assiettes. Une question de culture, de marketing et de structuration d'une filière au carrefour de nombreux marchés. Activité typique du Finistère, l'algue cherche encore des débouchés et une reconnaissance dans l'Hexagone et ailleurs.

(c) Armelle Gegaden - Le Journal des Entreprises