Mr Olivennes, où est le modèle économique ?
Au delà du fait qu'Olivennes, tout honnete homme qu'il soit (nous dit on, pourquoi en douter) est sérieusement "juge et partie", son rapport n'adresse pas le rôle des majors à propos des téléchargements. C'est une situation hyper classique : les "incumbents" (les industriels du "passé") verrouillent la place sans proposer de solution neuve - jusqu'à ce que les choses leurs échappent et qu'ils disparaissent. Alors Mr Olivennes, vous êtes prévenu...
D'ici là, un argumentaire simple, efficace et sérieux, en contre point de ce fumeux rapport :
(sur marianne2.fr) Aziz Ridouan, président de l'association des Audionautes : « C'est à l'industrie du disque de trouver un modèle économique en phase avec notre époque »
« La véritable question n'est pas « comment empêcher les téléchargements » mais plutôt « comment rémunérer les artistes », qui
réclament légitimement de toucher de l'argent sur leurs œuvres diffusées sur Internet. Or, sur ce point, c'est l'industrie du disque qui doit trouver un modèle économique viable et prendre des initiatives pour encourager le téléchargement légal. Les offres en France sont aujourd'hui de très mauvaise qualité. Celles de musique sont chères et payables uniquement par carte de crédit, ce qui est dissuasif pour les jeunes utilisateurs. Les bugs ne sont pas rares, la musique est parfois incompatible avec le baladeur. Il faut favoriser la création d'offres attractives au lieu de menacer les internautes de couper leur connexion.
Le principe du rapport Olivennes de créer des fichiers d'internautes « pirates » est d'ailleurs choquant. Je doute en plus qu'il soit applicable, et si c'est la politique de sanctions « pour l'exemple » qui prévaut, l'intérêt paraît limité. Les quelques « avancées » contenues dans le rapport n'en sont pas, comme celle de l'abandon des DRM pour les maisons de disque (mesures techniques de protection sur les cd et dvd pour empêcher la reproduction). Apple et Universal l'ont déjà annoncé et n'ont pas eu besoin du législateur pour le faire. L'arsenal répressif n'a pas de sens, il faut que l'industrie culturelle s'adapte aux nouvelles réalités de la diffusion de la culture. »





