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Bayrou président

Bayrou_laroute Une opinion de Pierre-Luc Séguillon à propos de l'avenir de François Bayrou me donne l'occasion de formuler une chose qui me paraissait une évidence pour ceux qui suivent le béarnais - mais qui apparemment échappe encore à beaucoup.

Dans Le Figaro, donc, Séguillon se demande si François Bayrou a encore un destin, et répond par l'affirmative. Une lectrice qui semble s'être intéressée à la campagne de Bayrou en 2007, reformule la critique (ou le regret...) que Bayrou est bien seul, et "avec qui veut il gouverner s'il trouvait le moyen d'être élu ?" Alors, arrêtons nous.

Parce qu'en fait, la stratégie de Bayrou est limpide : il sait que dans notre système, le seul qui peut changer les choses et faire bouger les lignes, c'est le président. Donc il vise la présidence. Simple, je vous dis.

Les gens se rendent compte petit à petit que dans le système actuel, les députés tiennent leur "légitimité" du président. La critique "Avec qui gouvernerez vous" ne tient donc pas quand on sait que les députés se rallieront à celui qui a le vrai pouvoir. Dans quatre années, la rengaine "Mais avec qui gouvernera t'il ?" n'aura plus grand effet. L'UMPS a su s'en servir pour effrayer les électeurs en 2007. Mais après la belle démonstration de Nicolas Sarkozy, les choses seront différentes : car on a bien vu comment, de Hervé Morin à Jack Lang en passant par Kouchner et Martin Hirsch, les hommes sont aisés à convaincre. Certains avaient peut être de bonnes raisons, sans doute - mais ils se sont ralliés au pouvoir. D'autres le feront aussi. C'est ça le pari de Bayrou.

Ensuite il fera ce qu'il a dit en 2007, ce qu'il dit encore, ce qui lui a couté si cher jusqu'à présent. Quelle garantie avons nous qu'il tiendra parole ? Celle de, hum, son amour-propre. Bayrou se prend volontiers pour un "modeste de Gaulle" ; le seul moyen pour lui d'éviter le ridicule s'il est élu un jour, c'est précisément de tenir parole. Sinon il ne sera rien de plus qu'un politicien qui a manoeuvré pour obtenir le pouvoir. Son orgueil le lui interdira. Il a bien raison.

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Zébulon et le moucheron du Béarn

Une (brillante je trouve) analyse de Nicolas Domenach sur Marianne2 :

Isolé à l'Assemblée, persécuté par la droite et la gauche réunies, le Béarnais reste présent dans le coeur des Français. François Bayrou est seul. Très seul. De plus en plus seul, exilé là-haut tout là-haut, au plus haut des gradins de l'Assemblée nationale avec les non inscrits, dans ce qu'il appelle « le pigeonnier de la liberté ». Solitaire donc, mais vivant. A ses côtés ne reste plus que son ami Pyrénéen, le fidèle Jean Lassalle, ce géant chantant qui bat des mains comme des ailes quand son chef tente de prêcher… dans le désert parlementaire. La droite fait en effet comme s'il n'existait plus, ne lui accordant pas même l'aumône d'un regard ou d'une attention lorsqu'il se manifeste. Le brouhaha du mépris accompagne ses rares propos. L'UMP se distrait ostensiblement, mais la gauche aussi, qui ne veut pas lui accorder davantage d'existence, encore moins peut-être, et vaque à son courrier comme à ses conversations quand le président de l'UDF s'exprime à la tribune de l'Assemblée nationae. C'est rare ; le règlement du parlement est fait justement pour que les orphelins de groupe soient réduits à la portion congrue. Or, la portion congrue, encore plus réduite après sa défaite aux municipales dans sa bonne ville de Pau, cette demi-portion que les derniers des derniers sénateurs UDF ont entrepris d'abandonner sous la férule exigeante du président de la République en personne, cet avorton du Centre ne perd pas le sourire.

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Séguillon sur le Modem et Bayrou

Seguillon_bayrou Pierre-Luc Séguillon définit (bien je trouve) le Modem dans une note publiée ce matin :

"Le Modem revendique une identité politique originale. Il se veut libéral et social. Il refuse à la fois l’Etat à tout faire des socialistes et la remise en cause du modèle social français opérée par la droite. Il est profondément européen et ne connaît sur le sujet ni la fracture qui traverse le PS ni les désaccords qui habitent l’UMP. Il a pris pour intitulé la démocratie et prône un mode de scrutin qui permette à l’ensemble des composantes et sensibilités politiques d’être représentées au parlement. Il se targue de progressisme, adversaire de tous les conservatismes qu’ils soient de droite ou de gauche mais hostile au changement pour le changement et à la perte des valeurs qui font la spécificité d’une nation."

Dans le reste du billet, il explique qu'à son avis François Bayrou doit passer à une vraie phase d'organisation, sinon il va finir par se retrouver vraiment seul - même si rien ne le fera dévier de sa route.

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Bayrou après Pau : garder le cap, en l'expliquant

Bayrou_internet_2 Les commentateurs (presque) unanimes enterrent François Bayrou, bien vite. Décidément ils ne comprennent rien : sauf Roland Cayrol (entendu dans C dans l'air), ils ont tous l'air de considérer que, ma foi, tot ça est très normal. L'UMPS est sur la même longueur d'onde, sans trop en parler (parce qu'on ne sait jamais).

J'ai été ennuyé pour François Bayrou à propos de Pau, mais pas trop. Et puis quand j'ai vu sa mine sereine à la télé à 20 heures et des poussières, je me suis dit que finalement, Pau pour lui c'était  win-win. S'il  avait gagné, eh bien, il aurait gagné - y compris le droit d'avoir moins de temps à consacrer à son travail "national" au risque de se faire recadrer plus tard ("hé le cumulard"). Il a perdu, à quelques voix près, et alors il s'explique victime de Sarkozy. Cette "excuse" n'aurait aucun impact si elle était fausse. Mais tout le monde sait très bien qu'elle est vraie. Là, ça aura un impact (comme la gifle) à moyen terme. Et ça tombe bien, puisque le moyen terme est devant Mr Bayrou. Les gens n'aime pas qu'on triche, en utilisant le système. Hors c'est ce que Sarkozy a fait, et c'est exactement ce que Bayrou veut changer. Quel bel argument, à répéter, rabâcher, utiliser comme contre-exemple.

Maintenant il faut construire ; enfin "semer" - puisqu'il y a suffisamment de temps d'ici à 2012 pour que la moisson lève. A mon avis, il faut s'appuyer sur deux jambes : d'un coté le terrain, tout ceux (souvent néophytes de la politique) qui se sont mobilisés depuis l'été dernier, et de l'autre le Net, comme aux Etats-Unis, comme Obama et McCain, et même Clinton.

J'ai été (un tout petit peu) impliqué dans la campagne Internet du candidat Bayrou l'année dernière. Je serais ravi de continuer, de reprendre l'effort, maintenant que les municipales sont passées et que le décor est planté. Sur le long terme, et en passant par la case "européennes" dans 15 mois qui va mobiliser (proportionnellement plus) des gens qui sont  l'aise sur le web, qui auront après le temps de "recruter" autour d'eux sur les 20 mois suivants. D'autant plus qu'en cours de route, on peut apprendre beaucoup de choses de ce qui se passe aux Etats-Unis (entre maintenant et novembre prochain).

La stratégie de François Bayrou

Bayrou_pensif_assemblee Les journalistes font mine de ne pas comprendre la stratégie de Bayrou. Pourtant c'est simple. je crois qu'il construit sa traversée du désert, en s'étant débarrassé des fardeaux - et les municipales sont sans doute le dernier round pour ça : "J'ai fait table rase du passé. Peau neuve. Le MoDem n'a peut-être plus d'élus, mais il aligne les militants (65.000) et des talents nouveaux qui, demain, irrigueront la vie politique française. J'ai investi plus de 400 nouvelles têtes de liste pour ces municipales. Rien que du sang neuf" dit il dans le JDD (lire l'article).

Il est égocentré, Bayrou ? Un peu, beaucoup, qui ne l'est pas qui pense avoir vocation à être président ? En ce qui me concerne, sa vision compte. Et pour l'instant, elle me semble juste. Après les municipales, il faudra structurer les militants, diffuser le message, démontrer la vision - en "racontant des histoires" (puisque c'est comme ça que ça marche maintenant) mais sans se moquer des gens. Irriguer...

Le mauvais cheval

Cavada lache Bayrou parce qu'à 67 ans l'ancien journaliste ne résiste pas à la tentation du maroquin. Nicolas Domenach l'explique bien mieux que moi sur Marianne. Donc j'ai été bluffé par Cavada (voir un billet précédent). Hum...

Création du MoDem : épreuve de vérité pour Bayrou

Excellente synthèse de Daniel Riot à propos des difficultés rencontrées par Bayrou à créer son (notre!) MoDem : les boulets du passé le tirent toujours vers le bas... A lire ci-dessous ou sur l'Euro Blog de Daniel.

Medium_bayrou_103jpg A travers plusieurs articles intéressants et des forums riches en réflexions, Agoravox  vient de donner aux débats internes au Modem un relief nouveau qui peut être salutaire. Car une chose est incontestable : le MoDem tout neuf connaît sa première crise existentielles avant même de naître. Pas seulement à cause des municipales  mais en raison des ambiguïtés de son  accouchement qui ne se fait pas sans douleur. Pourquoi ? Parce que François Bayrou n’a pas pu (ou su) adapter ses actes à son discours. Parce qu’il n’a pas pu (ou su) se libérer complètement de ce qui l’a pourtant poussé à transformer l’Udf en parti du « penser libre » d’abord et du mouvement démocrate ensuite. Une accusation grave ? Non : un constat plus qu’attristant. Mais sans doute le co-fondateur (avec Corinne Lepage) du MoDem, est-il le premier à en avoir pris conscience. C’est ce qui autorise (encore) celles et ceux qui ont cru (et croient encore) aux vertus du « premier parti du XXI ième siècle »   à ne pas baisser les bras et à ne pas « jeter le bébé avec l’eau du bain ».

Trois constats d’abord :

1) François Bayrou ne doit  son succès de la campagne présidentielle qu’à lui-même et qu’à la qualité de son programme. Je fais partie de ceux qui pensent que son résultat aurait été meilleur si plus de responsables de  structures départementales et locales de l’udf avaient davantage cru en sa victoire. Ces « strapontins de la droite » (j’ai constaté cela très concrètement sur le terrain en Alsace, et plus particulièrement à Strasbourg) ont été militants par devoir plus que par convictions… en pensant déjà à d’autres échéances, où les notables et candidats notables font des calculs politiciens plus  personnels que collectifs. C’est humain.

Celles et ceux qui soutenaient Bayrou à fond, par partage de convictions et non par ambitions, en ont même soufferts. Et en souffrent encore. La sincérité, en politique, est suspecte aux yeux de celles et de ceux qui n’ont que des sincérités successives, simultanées ou simulées. Faire de la politique « autrement », c’est d’abord repenser, à tous les niveaux, les relations que les « politiques » entretiennent avec le pouvoir… La réussite de Bayrou dépend d’une révolution culturelle qui n’est pas encore faite. Pour être clair, en l’état, « Cap 21 » est plus authentiquement dans la « ligne Bayrou » que l’udf. C’est bien pour Cap 21, mais c’est très triste pour l’udf…

2) Dans sa vie privée, Bayrou (qui heureusement ne cède pas à la mode détestable de la pipolisation) est le seul des trois grands candidats à la Présidentielle à être sorti indemne de cette terrible épreuve. Mais politiquement, il est trois fois le grand cocu de l’Histoire. Il aurait dû accéder au second tour sans cet étau politico-médiatique des fanatiques, de droite et de gauche,  de la bipolarisation,  si artificielle et si nocive (Ah ! Avec des si…). Il a été lâché, ou plutôt trahi, par ses lieutenants qui se retrouvent aujourd’hui dans un Nouveau centre qui n’est ni nouveau ni  centriste mais qui constitue un pôle risquant de perpétuer longtemps cette bipolarisation dénoncée, les marais à girouettes et l’art du « compromis-compromission ». Ce pôle, de surcroît, encourage les sénateurs udf à rester plus udf que modem… Avec tous les considérations financières que cela comporte. Or, un parti n’est INDEPENDANT que s’il est financièrement autonome. Le « nerf de la guerre » est aussi le muscle de la paix. Personne n’en parle beaucoup, mais ce n’est pas un hasard si Mercier, à Lyon, est si écouté : on n’est pas trésorier du groupe sénatorial sans moyens de pression. Les débauchages qualifiés d’ « ouverture » pratiqués avec talent par Sarkozy visent en fait plus le Modem en herbe que le PS en friches. Les « socialistes » recrutés étaient (presque) tous prêts à rejoindre Bayrou ou travaillaient déjà avec lui.  C’est un fait qui n’a guère été mis en relief par les commentateurs politique à la vision binaire…

3) La chance et le mérite de François Bayrou sont fantastiques : un tel d’élan populaire, autant d’adhésions virtuelles puis réelles, autant de militants potentiels. Du jamais vu en temps de paix ! Une vraie occasion historique. Mais cette chance et ce mérite ont leurs revers. Un parti, ce doit être structuré. Avec tout ce que cela comporte. Et un nouveau mouvement intéresse d’une façon perverse deux catégories qui se trouvent (temporairement) « alliés objectifs » : les forces de résistance internes et les forces de concupiscence externes. Les deux adhèrent officiellement à la « ligne » non par conviction, mais par calcul. Là encore, ce constat se nourrit de ce qui observable dans de nombreuses régions sur des sites internet « démocrates » et de ce que je peux observer dans le microcosme strasbourgeois.

C’est drôle, d’un certain point de vue : les plus « archéo-udf » font ouvertement le jeu des plus « néo-modem »… « Archéo-udf » : c’est l’expression qui convient pour qualifier celles et ceux qui s’accrochent à l’udf en souhaitant … l’échec du moDem. Leur vrai pouvoir, c’est celui de nuire. Et dieu sait qu’ils en abusent… « Néo-Modem » : c’est le mot qui convient pour désigner celles et ceux qui n’ont soutenu ni Bayrou aux Présidentielles, ni les candidats du Modem pendant les législatives, mais qui trouvent subitement chez les « démocrates » un havre avec des bittes d’amarrages à… leur service. Evidemment, ils font cela en toute « légitimité démocratique » puisqu’ils tirent parti des onctions qu’ils pensent avoir reçues des « instances parisiennes », voire de Bayrou en personne, et des « responsables » archéo-udf locaux lesquels voient en eux un geste de la providence:ils sont susceptibles  de noyer… les espérances du moDem.

Face à ces constats de réalité, François Bayrou qui dit et redit qu’il « ne reviendra pas en arrière » peut avoir un atout décisif : pousser sa logique au bout. Avec courage. Pour l’heure, les conditions dans lesquelles sont décidées les investitures pour les municipales ne s’inscrivent pas sur ce chemin. Un  «  fonctionnement curieux » qui , sans rappeler une certaine proximité soviétique, est  « prévu en dehors de tout cadre statutaire », note Benjamin Sauzay.  "Nous sommes dans le simple fait du prince". Vous avez dit “démocrate” ? Les non-réponses données aux lettres et autres messages envoyés à Bayrou ou aux “instances” ne s’inscrivent pas dans le dessin promis du destin proposé. Il ne suffit pas d’ouvrir des forums : il faut en tenir compte…Vous avez dit “démocrate” ? Que des militants, responsables et éclairés,  éprouvent le besoin de faire circuler une pétition  simplement pour rappeler le pourquoi de leur adhésion au Mouvement démocrate   a valeur d’avertissement pour le dessein même de Bayrou. Vous avez dit “démocrate” ? Que des nouveaux encartés se disent (déjà) prêts à renvoyer leurs cartes orange (j’en connais !) avec une demande de remboursement de leur cotisation pour « publicité mensongère » est beaucoup plus grave que les errements opportunistes d’un Morin qui pour l’heure n’a tiré parti de sa nomination ministérielle que pour illustrer son « degré de Peter »… Que nombre de sympathisants n’aient pas traduits en  une adhésion programmée leur partage des idées de Bayrou est un vrai signal d’alarme : Attention une chance fantastique risque d’être gâchée ! Ni à cause de la droite, ni à cause de la gauche ni à cause de la presse, mais à cause d’une mollesse coupable et de jeux « politichiens » de centreux qui se voudraient « centristes » et d’autocrates qui se voudraient « démocrates ».

Qui parlait de « centrisme couillu » ? Bayrou en personne, il me semble. Allons François, encore un effort. Le plus décisif peut-être. Tout peut être encore gagné. Trop de temps et d’énergie déjà ont  été perdus… Mais tout peut être encore être gagné. Le courage, parfois, c’est de savoir surtout faire preuve de bon sens…

(c) Daniel RIOT 

François Bayrou prépare une vaste offensive sur EADS

Un billet lu sur exprimeo.fr : je ne sais pas ce que vaut l'info, mais l'idée est bonne et "ressemble bien" au fondateur du MoDem.

Bayrou_pensil_r François Bayrou tient enfin son dossier de rentrée : Eads. Il entend être à la pointe de la moralisation et s'apprête à tenir des propos très durs sur cette affaire. Persuadé que "le bon peuple" est très sévère pour des comportements de ce type, le leader du MoDem prépare une vaste offensive sur le thème de la moralisation. Pour lui qui entend représenter les "petits" face aux grands groupes d'affaires déjà dénoncés pendant la présidentielle, c'est une opportunité inattendue.

Eads_logojpg Il est certain que dans de nombreux domaines la démocratie française n'est pas une démocratie moderne - notamment dans les liens qu'elle a accepté de maintenir entre des groupes dépendants de commandes publiques et leurs implications dans le domaine de l'information. La situation française est d'une extrême gravité quand on constate que les grands groupes d'informations dépendent à ce point de la commande publique et que cette dernière peut actionner des relais bancaires collatéraux dans des conditions de ce type.

Si l'opposition est offensive sur ce volet, elle dispose d'une fenêtre de tir d'une importance considérable pour dénoncer une logique de la Vème République ou le pouvoir d'Etat "tient" l'information par des groupes liés à la décision publique. Force est de constater que l'opposition quand elle fut au pouvoir n'a pas réformé ce volet de la Vème République - entend-elle le faire désormais ?

C'est la chance de Bayrou que de montrer qu'il est le seul à porter les "vraies réformes" et les "vraies ruptures" renvoyant l'approche présidentielle à des manoeuvres médiatiques. Les conditions d'un rebond s'ouvrent de façon inespérée...

Hollande avoue que le PS a besoin du MoDem

François Hollande se positionne pour récupérer les électeurs perdus vers le MoDem - et avoue qu'il a besoin d'eux. Tout ça sur la "base du programme". Joli programme, tiens, ça promet...

Bayrou interpelle Sarkozy : "Ce choix n’a pas été annoncé. Il est contraire à vos engagements."

Bayrou_lisant_discours Extraits des débats à l'Assemblée Nationale :

M. François Bayrou – S’il existe, en matière sociale, un droit d’alerte, je crois qu’en matière politique, il y a un devoir d’alerte.

M. Bouvard disait à l’instant que la raison pour laquelle les députés de son groupe étaient satisfaits des propositions faites ici, c’est qu’elles se placent dans le droit fil de ce qu’avait annoncé le Président de la République durant la campagne. Or, précisément, le choix le plus fondamental ne figurait pas dans les engagements de M. Sarkozy. Dès que vous avez été nommé, Monsieur le ministre, vous avez annoncé une pause dans la lutte contre le déficit, ce qui entraîne le report à 2012, au lieu de 2010, du retour à l’équilibre budgétaire promis à nos partenaires.

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