J’ai suivi les travaux de la commission « Infrastructures » et j’ai écouté François Bayrou hier, quand il a dit que les travaux en cours sont un « point de départ ». J'ai bien lu document distribué par la commission ce matin. Un constat : l’aménagement numérique du territoire n’est évoqué nulle part dans ce que j’ai lu. J’ai fouillé les sites, le forum. Rien trouvé. Ai-je raté quelque chose ?
Le document produit par la commission "Infrastructures" parle effectivement de « développement technologique » : « Les développements technologiques favorisent le développement de l’immatériel, les infrastructures sont intelligentes, les services associés apportent une grande partie de la valeur ajoutée, l’intermodalité est maîtrisée ». C’est bel et bien vrai – mais seulement si nos concitoyens ont tous accès au monde digital, aux autoroutes de l’information, en bref au très/haut débit de la même manière, aux même conditions (y compris financières). Comme l’électricité.
Pourtant tout ça c’est loin d’aller de soi. C'est pourquoi la puissance publique DOIT agir pour qu’une péréquation existe. Ce n’est pas de l’idéologie, ça a été démontré ici même en France...
Aujourd’hui certains peuvent penser que le problème est réglé car « tout le monde a l’ADSL » pense t’on. Inexact, incomplet, pas vraiment faux, mais un peu… D’abord il y a ADSL à 1,5Mb et ADSL à 15 ou 20Mb. Avec du 1,5Mb, pas question de triple-play, encore moins de HD (il faut 5 ou 6 Mb stable). Et évidemment tous les vrais services à valeur ajoutée (qui existent ou qui sont à créer) demandent bien plus que du 1,5Mb. Alors le problème est il réglé ? Demandez aux gens en région. Nous, dans les zones urbaines, nous avons tous le débit à 8Mb mini qui permet de bien profiter. Mais pas ailleurs, pas encore vraiment – malgré ce que racontent Orange et le gouvernement.
> Et puis il y a la fibre optique (FFTH) – là c’est un autre méga chantier, le même qu’’il y a 5 ans, avec 15 fois plus d’argent en jeu. Et un enjeu politique fondamental : l’accès pour tous à la société de l’informatique, qui « favorise l’immatériel ». Parce que là non plus, ne rêvons pas : les opérateurs privés n’iront pas amener de la fibre partout en France (comme il y a de l’électricité) sans qu’on leur force la main – ou alors il faut le faire à leur place. La DIACT s’intéresse beaucoup à ça, une loi est en préparation pour encadrer la péréquation, tout ça bouge…
C’est pour ça que je prétends qu’il faut un vision d’aménagement numérique au projet Modem, et que je ne la vois pas. Il faut remédier à ça.

Bonjour Pierre,
Connais le cas d'école "Stockab" ? Aurais-tu le courage de nous écrire un papier pour le décrire en détail, je pense que cela ferait une contribution intéressante qui répondra à ta question !!
Cordialement,
;-)
Jacques-Henri
Rédigé par: JH Strauss | 26 octobre 2009 à 09:54
C’est vrai que c’est une jolie définition, une ambition peut être :
“The purpose of Stokab’s operations and the infrastructure provided by the company is to promote economic growth and thereby stimulate the telecom market and IT development in the Stockholm region, particularly in the City of Stockholm.
Stokab’s core tasks are to build, operate and maintain the fiber optic communication network in the Stockholm region and to lease fiber optic connections. The company is competition-neutral and provides a network that is open to all players on equal terms. Stokab cooperates to facilitate the rollout of infrastructure for wireless communication and drives development of the broadband market in the Stockholm region.”
(http://www.stokab.se/templates/StandardPage.aspx?id=306)
Les régies en France bougent aussi – d’autant plus que les sommes en jeu sont importantes.
C’est pour cela qu’il faut une vision « Modem » sur ce sujet central.
Rédigé par: Pierre Guillery | 26 octobre 2009 à 10:12